Attention : les documents proposés dans la galerie d’expositions virtuelles ne sont pas librement réutilisables.
Pour toute publication ou diffusion de ces images, merci de bien vouloir préalablement solliciter l’autorisation des Archives départementales des Ardennes.
Il est de ces collectes qui font la joie de l'archiviste, parce qu'elles sont inédites et inestimables, mais avant tout, parce qu'elles participent à l'enrichissement de notre patrimoine commun, à la pérennité et à la transmission de notre mémoire collective.
A l'heure où nous préparons la commémoration d'une échéance mémorielle importante, le centenaire de la Grande Guerre, les Archives départementales viennent d'acquérir à titre de don, une série de 42 clichés représentant les habitants de Dom-le-Mesnil, photographiés par les Allemands, durant la Première Guerre mondiale.
Yanny Hureaux nous relate les circonstances de leur découverte par Jean Monti, conseiller municipal (http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/dans-une-boite-en-carton) :
"Peuplé avant la guerre de quelque douze cents âmes, Dom-le-Mesnil était réputé pour ses brasseries et la carrière de pierres « de Dom » qui triomphent dans la place Ducale de Charleville. Les photos des groupes d'habitants furent prises vraisemblablement le même jour, par une équipe spécialisée qui allait de village en village. Au premier rang, les gens sont assis sur des chaises extraites des maisons (on les voit sur la photo du curé et du sacristain) [15 NUM 9]. Derrière, le second rang se tient debout, le troisième est campé sur un banc. L'arrière-plan est un mur en pierres de Dom. Quand on sait la rigueur de l'organisation et de l'administration « à l'allemande », on imagine le nombre de « Silence ! », de « Schnell ! », de « Pas bougiert ! » qui rythmaient le mécanisme d'exécution de l'opération. Tous les photographiés, sans exception aucune, pauvres vieillards aux imposantes moustaches, vieilles et jeunes dames enveloppés dans des châles, hommes chargés des travaux obligatoires et dont certains portent le brassard du responsable de section, fillettes et garçonnets, jettent à la gueule de l'occupant le regard d'une révolte obligatoirement contenue, mais empreinte d'une émouvante dignité."
C'est un trésor à l'intérieur d'une boîte en carton qui est entré aux Archives départementales.
Gustave Adolphe Clément (1855-1928) installe une usine de fabrication de pièces pour cycles en 1894 à Mézières. L’envergure de son projet nécessite une énergie hydraulique constante et une main d’œuvre compétente. Une chute d’eau disponible et la réputation des ouvriers métallurgistes ardennais orientent le choix de l’industriel vers les bords du canal Saint-Julien.
Opérationnel en 1897, le complexe s’étend d’année en année sans pour autant négliger l’esthétisme de son architecture. Au milieu du square Mialaret, le chevalier Bayard observe depuis son socle l’aménagement du canal de fuite des turbines.
La croissance de son activité décuple ses besoins énergétiques et oblige l’entreprise à utiliser la force motrice de la Meuse. D’importants travaux s’engagent alors, modifiant ainsi considérablement le paysage urbain macérien. La centrale Mazarin et ses canaux de dérivation s’élèvent sur les ruines des moulins Pommery et des remparts de la citadelle.
Des prises de vue régulières commandées à sa demande permettent à Gustave Adolphe Clément de suivre l’évolution des travaux. Extraits des albums de photographies du fonds des établissements Clément-Bayard (45 J), ces clichés vous sont présentés par ordre chronologique.
Concierge à l’Hôtel des Monnaies à Paris, Charles Albert Capaul dit Collemberg (1827-1904) se passionne pour la peinture. Il développe un style original au gré de ses balades dans la campagne francilienne.
Marié et père d’une fille installée à Charleville, il passe les mois d’été dans les Ardennes entre 1886 et 1888. Le peintre amateur parcourt alors le département, soit à pied, soit en train. Simplement équipé d’un calepin de format 11x17 centimètres et d’un crayon, il croque le chef-lieu où il séjourne mais aussi la vallée de la Meuse et Sedan. L'artiste s'approprie le territoire non sans parfois écorcher la toponymie des lieux qu'il découvre.
Deux calepins contenant une centaine de dessins aquarellés, acquis par les Archives départementales en 1970, témoignent de l’évolution des paysages ardennais une quinzaine d’années avant l’édition des premières cartes postales.
Les photographes René Robinet, Dominique Moiny et Michel Arsène sont des témoins attentifs de la vie des Ardennais dans les années 1950 et 1960.
Au travers de clichés chargés d'émotion, ils nous font revivre une époque à la fois proche et lointaine.
Une Citroën 2cv qui descend la rue de la République, la place ducale animée par son marché et les parties de pétanque arbitrées par Charles de Gonzague, l'encrier sur le pupitre d'écoliers en culottes courtes... Autant de "madeleines de Proust" qui évoquent le bonheur passé.
Présentés dans la galerie du cinéma Métropolis (Charleville-Mézières) du 15 juillet au 9 septembre 2011, ces clichés ont été sélectionnés parmi les fonds photographiques conservés par les Archives départementales des Ardennes.
Sillonnées par la Meuse, l’Aisne et leurs affluents, façonnées par leur relief, les Ardennes comptent de nombreux ponts, infrastructures vitales à leur développement.
En temps de guerre, ils constituent des cibles stratégiques susceptibles de décider du sort des batailles : les ponts de notre département, théâtre de bien des combats dévastateurs du premier conflit mondial, sont alors pour beaucoup tombés sous un déluge de fer et de feu.
Un effort de reconstruction sans précédent s’engage dans les années 1920 : un photographe des Ponts et Chaussées, Joseph Elie Buzy, est chargé d’immortaliser le relèvement des ouvrages d’art. Appuyé par une hiérarchie consciente de l’importance de constituer une documentation photographique, équipé d’un appareil flambant neuf, il parcourt les chantiers qui jalonnent le département en compagnie d’un aide-opérateur. Ses clichés illustrent également l’évolution des techniques, des matériaux et des conditions de travail du génie civil. Ponts à poutres, ponts voutés ou suspendus adoptent des silhouettes sculptées dans le béton et l’acier.
Cette sélection de documents d’archives publiques est le fruit d’un important travail de numérisation des quelque 333 plaques de verre versées aux Archives départementales par l’ancienne direction départementale de l’équipement. Elles vous sont présentées par ordre alphabétique des communes et par ordre chronologique, afin de mieux éclairer les étapes de la reconstruction des ponts.
A l’aube du lundi 13 mai 1940, les premières colonnes de Panzers allemands apparaissent à la lisière des forêts au nord de Sedan. Maîtresse du ciel ardennais, la Luftwaffe pilonne la ville. Alors que les troupes du général Guderian traversent la Meuse, l’artillerie achève la cité de Turenne.
Malgré une résistance héroïque des troupes françaises, l’ennemi prend possession d’une ville en ruines, désertée par ses habitants. Comme en 1870 et 1914, Sedan renoue avec son destin tragique.
Ces clichés ont été gracieusement mis à disposition des Archives départementales par Madame Nicole Rostowski pour leur duplication.
Pierre Poncelet, ancien notaire et juge de paix à Mouzon , exerce avec talent au cours de sa retraite son regard curieux au travers de la photographie. Il livre ainsi à la postérité un précieux témoignage sur la vie quotidienne des Mouzonnais entre 1910 et 1914, réalisant ainsi quelque 500 plaques de verre.
Cette sélection de documents reflète l'histoire d'une commune rurale ardennaise au début du XXe siècle. Les travaux saisonniers, les fêtes, les cérémonies religieuses et les commémorations rythment la vie des habitants. Au-dessus de leur tête, le ciel de Mouzon est le théâtre des exploits de Roger Sommer, pionnier de l'aviation. Leurs visages dévoilent une joie de vivre bientôt troublée par les tourbillons macabres de la guerre et de l'occupation.
Propriété de Michel Grandry, arrière petit-fils de Pierre Poncelet, ces documents sont rentrés aux Archives départementales sous la forme d'une copie numérique, remise gracieusement par les Amis du Patrimoine de Mouzon.
"Land und Leute der Etappen - Kommandantur Charleville" est un album de 100 photographies (130 x 180 mm) prises par un agent allemand de la Kommandantur de Charleville, pendant l’occupation de 1914-1918.
Il semblerait qu'il ait été réalisé en série pour être distribué aux officiers de la Kommandantur, à la fois comme reportage documentaire et comme cadeau-souvenir.
Toutefois, la qualité de la présentation et de l’album lui-même en tant qu’objet laisse penser que la série a dû être limitée.
Un certain nombre d’incertitudes demeurent autour de la production de cet album. Quel(s) étai(en)t véritablement son(ses) auteur(s) ? L’ordre de présentation des photographies répond-il à un objectif précis ? Combien d’exemplaires ont-ils été tirés ? Le mystère qui l’entoure n’enlève rien à son intérêt.